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Le numérique questionne et bouleverse les modes de travail traditionnels

Le numérique questionne et bouleverse les modes de travail traditionnels

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Sofrecom S Pierrot Allain 500x500On l’a vu, le numérique questionne et bouleverse les modes de travail traditionnels. Un des effets les plus visibles en est la redéfinition des espaces de travail et de la notion même de lieu de travail. Les principes d’unité géographique et de temps s’effacent progressivement sous l’influence des nouveaux usages numériques et des outils qui permettent de rester connectés partout n’importe quand, et d’interagir sans être présents.

Le télétravail et le nomadisme sont ainsi devenus un droit accessible à tous. C’est le résultat d’un processus de réflexion entamé depuis plusieurs années par les entreprises, et notamment Orange. Il a fallu équiper et former les salariés (ordinateurs portables, smartphones, …), redéfinir les modes de travail et de management reposant moins sur le contrôle que sur la collaboration, revoir les principes d’organisation, et acculturer les salariés aux outils, à de nouvelles pratiques et règles de bonne conduite, et à de nouveaux risques : surcharge cognitive, gestion de l’attention, déséquilibre vie pro/vie privée, sécurité des données …

Cependant, même si 65% des salariés estiment être plus productifs à distance, la majorité d’entre eux expriment également le besoin de recréer du lien, et de retrouver leurs collègues sur le lieu de travail. Les relations de travail à distance sont en effet souvent considérées comme moins spontanées, et générant des échanges moins fluides et moins riches qu’en présentiel. Le télétravail est donc rarement conçu comme une solution à plein temps, mais il est en général un temps choisi : quelques jours par semaine, ou de façon flexible en fonction du besoin.

La généralisation du travail à distance entraine également une réflexion sur l’organisation des espaces de travail. Ceux-ci ne sont plus forcément dédiés à une équipe ou une activité et se doivent de favoriser le collectif, la fluidité des échanges et la collaboration, et de s’adapter à des organisations plus flexibles, reposant plus sur des projets définis dans le temps que sur un schéma hiérarchique inscrit dans la durée.

L’exemple des start ups et des espaces de co-working qui se sont développés au cours des 10 dernières années est une source d’inspiration et de bonnes pratiques pour les grandes entreprises. Nous voyons ainsi se multiplier les expériences de nouveaux espaces, qu’il s’agisse de corpworking et d’espaces modulaires inspirés des GAFA, mais aussi de centres d’appels conçus pour favoriser l’échange d’informations, le partage de bonnes pratiques et la qualité d’expérience. En décloisonnant et mixant les équipes, en favorisant les collaborations entre sites distants, et en dédiant un espace pour l’expérimentation des équipements et terminaux, l’objectif de l’entreprise étant de favoriser l’émergence de compétences collectives, d’améliorer l’expérience salariés pour une expérience client optimale.

Sous l’influence des usages numériques, les entreprises sont donc de plus en plus perméables à l’extérieur, et mettent en œuvre des espaces virtuels ou physiques permettant la collaboration avec des acteurs internes et externes, de façon plus ou moins organisée et encadrée. La notion d’espace de travail est en pleine évolution et pose la question du collectif dans un univers où le digital entraine des pratiques de plus en plus individuelles.