D’abord, pour des raisons technologiques : la fibre optique propose une vitesse de transmission bien plus élevée que le cuivre, souvent limitée à 1Gbps maximum, et pouvant atteindre plusieurs Gbps. Même constat concernant la bande passante, limitée et adaptée aux usages classiques sur le cuivre, alors qu’elle s’avère bien plus large sur la fibre, pouvant supporter des services avancés (4K, 8k, VR) et avec une capacité d’évolution bien supérieure. Les usages actuels demandent une latence très faible, idéale pour des applications en temps réel, ce que lui fournit les offres de hauts débits, dont la fibre. Enfin, un autre point différenciant est la distance de transmission, sans impact côté fibre, contrairement à une qualité qui diminue rapidement avec le cuivre.
Concernant les raisons économiques, le cuivre est plus sensible à l’usure et aux dégradations que le FTTh, qui nécessite moins d’entretien sur le long terme. Le coût d’installation reste plus élevé côté fibre, mais les économies d’échelle devraient permettre de compenser à terme, surtout avec une technologie bien plus évolutive que le cuivre, vieille de plus de 50 ans.
Enfin et surtout, pour des raisons environnementales évidentes, les opérateurs ne peuvent aujourd’hui se permettre de maintenir deux réseaux en parallèle, d’autant que la fibre consomme 4 fois moins d’électricité que le cuivre pour la transmission. A une époque où la diminution de l’empreinte carbone devient un axe stratégique pour les opérateurs, l’évolution vers des technologies moins gourmandes devient donc une priorité.
Réseau cuivre : quels enjeux pour une fermeture réussie ?
Face aux besoins grandissants de leurs clients en termes d’usages et de services, les opérateurs doivent effectivement s’adapter et faire évoluer leurs réseaux, notamment vers le très haut débit, tout en étant en capacité de proposer à l’ensemble des foyers de leur pays une offre de remplacement, mieux disante à la fois en termes de services, mais aussi de prix, pour ne pas risquer de perdre ces clients lors de leur changement de technologie. Cette opportunité commerciale reste malgré tout une période « à risque de churn » pour les opérateurs, tout en offrant plusieurs opportunités à la clé.
Fin du cuivre : les nouvelles opportunités business à saisir
Au-delà d’une offre proposant une fiabilité accrue et des débits bien supérieurs, l’arrivée du très haut débit (5G, Fibre) va permettre l’émergence de nouveaux services (IoT, smart cities, applications industrielles) et une gamme de solutions élargie, comme les services cloud, le streaming, la réalité augmenté/virtuelle. Les opérateurs vont profiter de l’arrivée de solutions hybrides combinant fibre et 5G pour optimiser la couverture et leur capacité réseau avec à la clé plus de flexibilité, une optimisation des coûts, et pour finir une meilleure expérience utilisateur. Profitant d’une bande passante bien plus élevée, les opérateurs vont pouvoir ainsi diversifier leurs revenus, tout en multipliant les occasions de fidéliser leurs clients grâce à ces nouvelles offres. Enfin, cette transition vers des solutions à très haut débit va leur offrir des opportunités stratégiques sous forme de nouvelles collaborations avec différents acteurs technologiques et financiers, pour accélérer le déploiement, l’innovation, le tout sur des marchés en croissance.
Fermeture du réseau cuivre : d’autres enjeux à anticiper dès maintenant
10 à 15% de gains de Co2 avec la fermeture du cuivre pour les opérateurs, ce n’est pas négligeable dans la course à la diminution de son empreinte carbone. Mais la dépose coûte chère, et il s’agira de la financer avec les revenus générés par le recyclage du cuivre pour optimiser sa valorisation. Sur ce point, l’une des clés est de parfaitement sécuriser ses actifs cuivre, et de lutter efficacement contre l’évaporation et le vol de matière première comme le cuivre et les métaux précieux, qui demeure un problème préoccupant dans de nombreux pays, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Malgré les efforts de prévention, en raison de la forte valeur marchande de ce métal et d’une forte demande sur le marché du recyclage ce qui facilite sa revente, le cuivre est souvent volé dans des infrastructures publiques (réseaux électriques, télécommunications, voies ferrées…) et privés (chantiers, bâtiments, etc..). Il faut donc être en capacité de savoir renforcer la sécurité, le marquage du cuivre, la surveillance accrue afin d’éviter cette évaporation et les conséquences fâcheuses comme : des interruptions de services, des coûts élevés de réparation et de sécurisation, des risques même de sécurité publique et une insatisfaction client grandissante. Enfin, les compétences techniques autour au cuivre tendent à disparaitre chez les opérateurs, nécessitant une anticipation aussi d’un point de vue formation et accompagnement au changement.
Comment transformer le challenge en opportunité ?
Pour réussir ce type de transition technologique, le pilotage opérationnel de bout en bout est une démarche complexe, qui nécessite la coordination de très nombreux acteurs, du lancement du projet au recyclage final, en passant pour l’organisation des phases de fermeture, le déploiement de solutions de remplacement, la dépose, etc. L’enjeu d’un opérateur est bien de tout faire pour accompagner ses clients vers de nouvelles solutions, tout en optimisant ses gains d’opex, diminuer son empreinte carbone, et faire de ce projet un succès en termes d’économie circulaire.
Orange fait face à ce challenge depuis quelques années (France, Roumanie, Pologne) avec la mise en place d’un programme stratégique qui pilote tous ces aspects et toutes les équipes liées à cette fermeture.
Nous pourrons à travers Sofrecom, partenaire de ce projet, vous accompagner dans cette formidable opportunité commerciale, technologique, durable et humaine.
