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LIFT France 09

LIFT France 09

Cette conférence, qui s'est tenue à Marseille du 18 au 20 Juin 2009, est la septième d’une série de rencontres qui tournent entre l’Europe et l’Asie et qui « réunit une communauté de pionniers qui explorent les implications sociales des nouvelles technologies. Chaque conférence se veut une occasion de transformer des changements en opportunités en anticipant les grandes mutations à venir et en rencontrant les personnes qui en sont motrices ». C’est la première fois qu’elle se déroule en France, organisée en partenariat avec la FING et en présence de Nathalie KOSCIVSKO MORIZET, Secrétaire d’Etat à la prospective et au développement de l’économie numérique.

500 participants dont des représentants des 3 principaux opérateurs français ont contribué au thème de cette édition « hands on future ». Voici un bref aperçu des échanges de la première journée. L’ensemble des vidéos de la conférence sera mis à disposition sur le site de Lift.

L’internet des objets, le machine 2 machine, les puces RFID et autres capteurs, les imprimantes 3D[[L'impression 3D est une technique de prototypage rapide, issue du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Elle permet de produire un objet réel à partir d'un fichier CAO (concpetion assistée par ordinateur) en le découpant en tranches puis en déposant ou solidifiant de la matière couche par couche pour, en fin de compte, obtenir la pièce terminée. Les applications sont multiples : de l'architecture au design en passant par l'industrie. Elle est ainsi idéale pour la visualisation de projets, de vérification d'ergonomie, etc. Source : Wikipedia]],… toutes ces innovations technologiques sont matures ou en passe de le devenir. Selon les différents intervenants de LIFT France 09 elles donnent une nouvelle dimension à Internet et vont contribuer à revisiter les modèles de productions du 20° Siècle.

En effet, les modèles pré-industriels étaient largement basés sur le principe du « read-write » qui laisse la liberté à l’utilisateur final de modifier le bien, de le personnaliser. Comme l’a explicité, Mike Kuniavsky à travers des exemples tels que le livre de « patrons » écrit par Chippendale, les biens matériels (mobiliers, vêtements, …) étaient produits à partir de modèles préexistants et adaptés à travers une relation forte entre le client et le fabricant. Le 20° siècle a progressivement totalement fait disparaître ce fonctionnement au bénéfice d’une industrialisation de masse qui a permis de baisser les coûts de production.

Aujourd’hui, les développements du numérique (outils, logiciels, banalisation des connexions haut débit aux réseaux, équipements personnels) permettent de rétablir cette relation « usage/ transformation – read-write » et l’émergence d’objets à nouveau « uniques » mais produits industriellement. De nombreux exemples ont été mis en avant aussi bien dans le domaine du « do it yourself » que dans la relocalisation de petites unités industrielles fortement automatisées : les machines à coudre connectées à Internet permettent de modifier/adapter des modèles du web, de les partager, de les commercialiser ; les fraiseuses numériques/connectées vendues aux US par Sears (moins de 2000$) ; à Oakland, une fabrique de meubles numériques offre du « sur mesure » en ligne à partir d’un catalogue de modèles adaptables et réalisés en ligne (machine à découper en ligne 5000$) ; Bonbons sur mesure à partir d’imprimantes 3D qui manipulent le sucre ; le projet Openmoko propose l’auto-fabrication de téléphones mobiles ; etc.

On assiste, à une banalisation de la robotique que nous connaissons dans l’industrie lourde et à son appropriation par le monde Internet/web2.0. En positionnant les réseaux au cœur du système, ces initiatives ouvrent de nouvelles opportunités économiques qui redistribuent et revisitent les relations client/fournisseur et créateur/producteur.

Le web et l’Internet ne se limite donc pas à l’immatériel, on voit déjà apparaitre des objets (pièces et éléments d’objets complexes) en analogie avec les API (Application Programing Interface) qui pourraient imposer leur modèle économique.

Par ailleurs, les objets communiquent (2 milliard de RFID en fonctionnement, 26 million de puces SIM dans les objets en France,…) de plus en plus entre eux (M2M), ou en interaction avec les utilisateurs. L’écran est de moins en moins nécessaire dans ces interactions, nous donnant l’espoir d’une sortie de ce face à face omniprésent (dans le travail, dans les loisirs) avec notre ordinateur.

Pour en savoir plus, visitez le site des rencontres

Nkm