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de retour du MWC 2011 / vers de nouveaux usages

de retour du MWC 2011 / vers de nouveaux usages

Par Thomas rivoire - le 04 avril 2011

Le salon du mobile faisait la part belle aux nouveaux usages qui devraient arriver dans les prochaines années. Ces derniers, basés en partie sur la puissance des nouveaux réseaux (4G), devraient apporter simplicité et confort à nos vies quotidiennes où le mobile prend une place de plus en plus importante. Le NFC ou la m-santé sont deux exemples qui illustrent bien le potentiel du mobile.

Deux consultants de la division SATM (Services Avancés Telcoms & Média) de Sofrecom, Sylvie Krstulovic et Julien Collin, ont assisté à cet évènement.

Cet article a été rédigé dans le cadre d'un programme de veille marketing et stratégique du marché des télécoms pour le compte de l'entité Market Intelligence du groupe France Télécom-Orange.

Arrivée imminente du NFC en Europe !

Les services de m-paiement ont été « the next big thing » lors de la dernière décennie mais les développements récents laissent à penser que 2011 sera finalement l’année de son avènement.

Orange et Samsung importent le NFC en Europe

Orange a annoncé lors de ce MWC le déploiement du NFC en Europe en partenariat avec Samsung.

L’opérateur historique français sortira le Samsung Wave 578 au deuxième trimestre 2011 en France, Pologne, Espagne et au Royaume-Uni. Ce partenariat fait suite à l’opération Citizy à Nice qui a rassemblé Orange et Samsung, mais également à l’annonce début janvier du ministre de l’Industrie du lancement d’opérations similaires dans 9 villes (dont Paris, Marseille, Lille et Toulouse).

Quatre opérateurs français (Orange, Bouygues, SFR et NRJ mobile) se sont associés dans la technologie sans contact sous la forme d’un label (Citizy) avec comme objectif un million de français équipés de téléphone NFC d’ici fin 2011.

Les autres fabricants comme LG, Nokia, RIM et même Apple devraient suivre. Orange s’attend à ce que plus de la moitié des nouveaux terminaux de son catalogue soient équipés du NFC avant la fin de l’année 2011.

m-santé, la prochaine « killer app » ?

Ignorée il y a presque deux ans, la m-santé est aujourd’hui considérée comme une des applications mobiles les plus prometteuses. Cette dernière était à l’honneur lors de ce MWC puisqu’un pavillon situé dans l’App Planet lui était entièrement dédié. Une douzaine de firmes étaient exposées à l’occasion.

Des applications diverses

- Un électro cardiogramme sur son téléphone

La société Singapourienne EPI faisait la démonstration d’un téléphone assez particulier. Le EPI Life permet au patient d’effectuer lui-même un électrocardiogramme (ECG) simplement en le prenant d’une certaine manière.

Par ailleurs, la firme propose également l’EPI Mini, un module qui transforme n’importe quel smartphone en système ECG. L’ECG est effectué sur l’EPI Mini puis les informations sont transmises au smartphone grâce à la technologie Bluetooth.

Les données sont enregistrées et transmises à un centre médical où un médecin analysera l’ECG. Ce service est disponible 24H/24, partout dans le monde.

Cette technologie représente un gain de temps important pour les différentes parties : le patient ne se déplace pas, le médecin ou l’infirmière n’a pas à effectuer le diagnostic, soit autant d’économies d’argent.

- Prise de tension

iHealth présentait sa solution, du même nom, servant au suivi de la pression sanguine. Un appareil de prise de tension classique (brassard qui se gonfle) est connecté à un iPhone ou un iPad qui récupère les différents résultats. Ces derniers sont stockés sur le terminal pour visualiser l’évolution de sa tension et la partager avec son entourage (famille ou médecin) par e-mail.

- Services à distance

La société m-Health Company propose de nombreux services relativement exhaustifs sur ce qui peut se faire en termes de m-santé à distance. Ces prestations vont de la simple information (informations sur les maladies, leurs symptômes, sur les médicaments, informations sur les derniers articles de recherche publiés, etc.) au suivi et à l’assistance personnalisée (archivage et analyse de différents diagnostics, consultation à distance, etc.).

La réalité augmentée : aux prémices d’une révolution ?

Les idées sont là…

La réalité augmentée était présente sur de nombreux stands et discussions. L’ensemble des acteurs s’y intéresse et lui prévoit un bel avenir.

Lors de la conférence « Augmented Reality : Is Reality need to be augmented ? », les intervenants issus d’horizons divers (Telefónica, Qualcomm, start-up) ont évoqué les diverses possibilités apportées par la réalité augmentée.

Il sera possible par exemple en photographiant sa machine à laver de recevoir la notice d’utilisation. Ou bien en marchant dans une rue d’un pays étranger, de voir les panneaux traduits instantanément et de recevoir des informations sur les restaurants et autres commerces.

Texas Instrument faisait la démonstration d’une application rendant l’environnement interactif : à partir d’une photo de couverture de magazine, une vidéo apparaissait sur cette même couverture sur l’écran du smartphone.

UMIC, un groupe de recherche et l’université allemande RWTH d’Aachen présentait deux services innovants. Le premier était un outil de partage d’image entres différents terminaux et même différents OS

(vidéo ici).

L’image est affichée sur les différents terminaux avec possibilité de

zoom, translation, et rotation. Cette fonctionnalité aurait un intérêt

dans des jeux comme Angry Bird, ou en réalité augmentée grâce au partage en instantané d’informations entres terminaux.

Le deuxième service était de la pure réalité augmentée. En photographiant une rue, l’application renvoyait directement à ce point dans une ville modélisée en 3D sur le téléphone, avec possibilité de s’y déplacer. La ville modélisée était celle de l’université en l’occurrence mais cette application peut s’appliquer à d’autres villes. Le déplacement dans l’espace est très puissant d’un point de vue navigation par rapport aux cartes 2D.

Les possibilités de la réalité augmentée sont presque infinies, peut être gadget mais d’après les conférenciers, celle-ci pourrait révolutionner prochainement les interfaces mobiles.

…mais encore au stade de balbutiement

Cependant, les participants de la conférence sont tombés d’accord sur un point : aujourd’hui la technologie n’est pas assez satisfaisante pour que la réalité augmentée soit réellement efficace. Les terminaux ne sont pas assez équipés et/ou puissants. Une solution incomplète consiste à utiliser les différents capteurs : pallier l’imprécision d’un GPS avec un gyromètre et l’appareil photo.

Par ailleurs, les contours du ou des modèles économiques de la réalité augmentée ne sont pas encore définis. S’agira-t-il d’un modèle basé sur la publicité localisée et/ou personnalisée ? D’après l’intervenant de Telefónica, David Marimon, chef du département Réalité Augmentée Mobile et Recherche Visuelle, le business model des opérateurs se trouvera dans la provision d’informations personnalisées. L’autre intérêt est de se différencier par rapport aux concurrents.

Omniprésence de la 3D

LG, Youtube : vers une 3D grand public et communautaire ?

LG a présenté le premier vrai smartphone 3D au monde. Ce dernier possède un écran 4,3’’ et fonctionne sans lunettes. Les fonctionnalités 3D du téléphone sont accessibles via un menu lui-même en 3D. Outre les possibilités de jouer et regarder vidéos et photos en 3D, il est également possible de faire soi même ses vidéos ou photos en 3D grâce à un appareil photo double lentilles.

Pour appuyer la réussite de son téléphone, LG a conclu un partenariat avec Youtube pendant ce salon pour permettre le partage et la lecture de vidéos 3D sur le site communautaire de Google. Ce type de partenariat est essentiel pour LG en vue d’établir une adéquation entre capacités technologiques, contenus et communautés, et ainsi initier un engouement pour son terminal 3D.

La 3D sur toutes les bouches mais un marché en manque de relief

Que ce soit les fabricants de puces et autres équipements, les fournisseurs de contenus, les développeurs d’applications ou encore les opérateurs, le mot « 3D » était présent sur une grande majorité de stands. La 3D étant souvent associée à la technologie LTE pour faire figure d’illustration des nouveaux usages possibles par le très haut débit mobile.

Mais, d’après GFK, l’imagerie 3D ne représente que 6 à 10% des ventes. La concordance entres terminaux, contenus et attentes publics n’a pas encore été trouvée.

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